Depuis le 1er  janvier 2002, les pères peuvent bénéficier d’un congé pour la naissance de leur enfant né à partir de cette date. Gérée par les caisses d'assurance maladie, cette nouvelle prestation  est accordée à tout moment dans les 4 mois qui suivent la naissance. Pour les pères de jumeaux ou plus, le congé de paternité est de 18 jours ouvrables (+ 3 jours événements familiaux cumulables en supplément).
 
Bénéficiaires : Il est ouvert à tous les pères salariés (quelle que soit la nature de leur contrat de travail), aux stagiaires de la formation professionnelle continue (rémunérés par l'Etat ou la région, obligatoirement affiliés à un régime de la sécurité sociale), et à certaines catégories de demandeurs d'emploi. Il est également ouvert, sous réserves d'adaptations, aux agents de la fonction publique, aux militaires, aux travailleurs non salariés du régime agricole et non agricole ainsi qu'aux membres des professions libérales.
 
Durée : Il est fixé à 18 jours en cas de naissance multiples à dater de la naissance de l'enfant. Il n'est pas fractionnable. Il peut se cumuler avec le congé de 3 jours accordé à la naissance d'un enfant.
 
Le congé doit être pris après la naissance de l'enfant dans un délai de 4 mois.
Cependant, le père a la faculté de reporter ce congé dans 2 cas :
  • hospitalisation de l'enfant,
  • décès de la mère.
 
Le salarié doit avertir son employeur au moins 1 mois à l'avance et lui préciser la date de son retour.
 
Indemnisation : Le congé de paternité est indemnisé par la sécurité sociale. Pendant la période du congé de paternité, le contrat de travail est suspendu et le salarié perçoit des indemnités journalières de sécurité sociale, qui sont soumises à la CSG et à la CRDS.
 
Le montant de l'indemnité de paternité est égal au gain journalier net de base, lequel est déterminé en tenant compte des salaires perçus par le salarié au cours des 3 derniers mois précédents l'interruption de travail. L'indemnité journalière de paternité n'est pas cumulable avec l'indemnisation des congés maladie et accidents du travail,  l'indemnisation par l'assurance chômage ou le régime de solidarité (allocation spécifique de solidarité ou allocation spécifique d'attente),  l'allocation parentale d'éducation,  l'allocation de présence parentale.